Strasbourg Capitale Européenne, Cohn Bendit est contre, qu’en est-il des verts alsaciens ?
« Les Verts européens ont proposé de faire de Strasbourg une université européenne, financée par des fonds de l’Union européenne (…) Je crois que l’Europe a besoin de cet espace » et qu’il faut que « le siège du Parlement européen soit à Bruxelles« , a déclaré Daniel Cohn Bendit déclaré lors de l’émission Grand jury RTL/LCI/Le Figaro.
La Droite Strasbourgeoise entend depuis longtemps les hésitations des Verts concernant le rôle européen de Strasbourg.
Aujourd’hui et alors que la gauche se positionne dans une logique de conquête de la Région Alsace, elle demande aux municipalités de la CUS de se positionner clairement et notamment aux majorités PS/Verts de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden et Schilitgheim de dire à la population dans quel camp elles se trouvent, celui de Strasbourg ou celui de Bruxelles ?
Quant aux Verts d’Alsace, sont-ils solidaires des propos de leur future tête de liste à Paris ?
Strasbourg : Art, culture, jeunesse, tout change, même la gauche
Nous avions exprimé nos doutes sérieux (et nous les assumons) concernant les Alsaciennes en temps et heures, ce même si une partie de notre équipe les regardaient d’un œil amusé. Aujourd’hui, la polémique enfle et c’est cet aspect qui nous amuse encore plus.
Ainsi, on notera cette dernière phrase d’un article de Denis Tricard paru dans les DNA d’Aujourd’hui : « M. Gsell préfère les « spectacles de qualité », régulièrement donnés par des groupes folkloriques, à ces « véritables mastodontes à la limite de l’injure pour notre gent féminine », dont la présence et la décoration n’ont jamais été « expliquées », mais qui « faisaient un peu pitié » parce que « taguées » et « graffitées »…
Prenez le nom évoqué et remplacez-le par un responsable d’un parti de droite ou pire, encore plus à droite. Vous aurez à coup sûr un communiqué de diverses officines dénonçant la vision réactionnaire dudit élu et rappelant qu’on ne juge pas l’art.
Imaginez donc, un élu de droite préférant les groupes folkloriques, dénonçant l’esthétisme de l’art moderne qu’il ne « comprend » pas et mettant au pilori, tags et graffitis. Voilà de quoi rappeller les « heures les plus sombres ».
« Véritables mastodontes à la limite de l’injure pour notre gent féminine » … Hum, faudrait pas abuser non plus. Le chiffre d’or n’est pas atteint mais à ce ryhtme, Miss Liberty est mal foutue.
Mais ce n’est pas tout, notre quotidien préféré nous apprend que dans un autre quartier, un élu demande la fermeture d’un autre établissement en raison d’un trafic de drogue. Damned, cela fait beaucoup de fermetures en peu de temps dans les nuits strasbourgeoises.
Là encore, imaginons un élu de droite demandant la fermeture d’un établissement et imaginons ensemble le concert des vierges effarouchées ou d’autres structures expliquant qu’un petit joint ne fait pas de mal
Tout cela pour vous dire que l’échiquier politique strasbourgeois bouge en effet, que la gauche prend ses aises et que la droite observe comment on fait clairement de la politique.
Quant aux Alsaciennes, on apprend enfin qu’elles feront l’objet d’une donation et resteront en Schweighouse et Ohlungen, alors que ce festival disparaîtra pour peut-être prendre place à Strasbourg.
« Liliane Bétancourt » de fibres et plâtre, elles seront, elles aussi retenus loin des leurs parce qu’elle dérangent le pouvoir en place.
Dans le Cardek Gate, la mauvaise foi du Parti Socialiste, au grand jour
Le blog de la Droite Strasbourgeoise l’a déjà souligné, l’affaire du Cardek est symptomatique du noyautage du tissu culturel et associatif de Strasbourg, par plusieurs partis et syndicats de gauche.
Au Cardek, le centre socioculturel de la Krutenau, s’est donc tenu un grand raout mondain pour fêter le Non au référendum sur la Constitution européenne, entre gens de bonne compagnie (socialistes, communistes, extrémistes de gauche, transgenres, personnes non encore répertoriées dans la galaxie dite ”Progressiste”).
Vociférations, bière et sueur virile au programme, les photos parues dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, avec le trop bien connu Antonio Gomez de la LCR en porteur de drapeau du Non faisaient froid dans le dos. Mais il est temps de faire une explication de texte, celle de la langue de bois du communiqué de presse diffusé le 4 juin par le Parti Socialiste du Bas-Rhin, co-écrit par messieurs Philippe Bies et Serge Oehler, connus pour leur opposition systématique et stérile à TOUT projet engageant Strasbourg, lancé par l’équipe politique en place.
Dans ce communiqué de presse distillant perfidement contre-vérités et mauvaise foi, nous lisons : « décidément cette municipalité, dont tout le monde a pu constater la discrétion dans la campagne référendaire a une conception du débat très particulière dans laquelle prévalent le sectarisme et l’autoritarisme ».
Madame le Sénateur-Maire Fabienne Keller et le Président de la CUS Robert Grossmann se sont engagés avec force et vigueur dans la bataille explicative du référendum sur la Constitution, lors de plusieurs réunions avec la population (par exemple, au Foyer St Louis de la Robertsau) ou de réunions avec des adhérents de l’UMP, même sur le plan national. Leurs interventions dans la presse locale, comme celle de certains membres de la majorité municipale ont nettement été observées. Rappelons aussi que l’UMP était le parti le plus en tête de la campagne pour le oui : 80% de ses membres ont voté favorablement au Traité. Ce qui n’est guère le cas du Parti Socialiste…
Viennent les termes infâmants de « sectarisme » et « d’autoritarisme » : le duo de comiques troupiers Bies-Oehler s’y connaît dans ce domaine, après les multiples soubresauts internes au PS local (éviction de Stéphane Fraize …) ou national (éviction de Laurent Fabius) : nous sommes bien dans la bonne tradition soviétique de l’épuration.
L’entité bicéphale mais à la pensée unique, Bies-Oehler continue ensuite à asséner d’autres propos, typiques de la mentalité étroite d’un partisan pavlovien du PS : « Nous dénonçons avec force cette nouvelle entorse aux règles élémentaires de la liberté individuelle mais aussi associative ». Fichtre ! Nous ne savions pas que la démocratie était en danger ! Ah, la liberté est convoquée au chevet du Cardek et de son directeur, membre éminent du Parti communiste, qui a dû prendre de nombreuses leçons de marxisme-léninisme, mouvement politique et de pensée bien connu pour sa propension à laisser leur liberté aux populations et aux idées.
Le communique finit définitivement dans les choux, avec le propos inepte du conseiller général PS (Esplanade-Krutenau) Henri Dreyfus. Il crie évidemment aussi à « l’atteinte à la liberté » (qui décidément, bonne fille, ne se rebelle pas contre les viols que certains lui font subir). Cet élu (qui doit concourir au prix d’excellence de la désinformation) évoque d’imaginaires « associations muselées » et des « comités de quartier au pied » de l’équipe municipale en place.
Le fort soutien de l’exécutif Keller-Grossmann aux associations et à la culture au sens large à Strasbourg doit être souligné. La récente nomination de M. Robert Grossmann comme président de l’Association Nationale pour la Démocratie Locale est aussi gage de réflexions approfondies à ce sujet. Rappelons enfin que les conseils de quartiers fonctionnent démocratiquement, avec les difficultés inhérentes à ce type d’initiatives compliquées.
Pour conclure, observons l’étrange page d’accueil du site Internet du Cardek (www.cardek.net). Un taggeur est en train de souiller un mur avec une bombe de peinture, tandis que son congénère à casquette porte un pull sur lequel est imprimée une étoile rouge à cinq branches de sinistre mémoire…
Voilà une image révélatrice de la conception de l’art et de la culture qu’entretiennent certains : partisane et bas de gamme.
Dante

