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Posts from the ‘La Gauche bouge’ Category

9
mar

Pas de débats pour les cantonales à Strasbourg, bizarre, vous avez dit bizarre ?

imagesCAON3TOY.jpgOn le sait, l’une des voies de médiatisation des élections cantonales et donc de la mobilisation des électeurs passent par les médias, au premier rang desquels, à Strasbourg, les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Les candidats ont appris que les DNA n’organiseraient pas de débat à Strasbourg au motif qu’ils ne réuniraient que les convaincus. Bizarre, dans le Haut-Rhin, à Wissembourg, les mêmes DNA assurent des débats ouverts.

Qu’est ce qui motive la décision des DNA ? Ne s’agit-il pas de favoriser finalement les candidats de la municipalité en ne les confrontant pas à leurs opposants à un moment où la majorité municipale est en péril ?

Nous nous interrogeons et comme toujours la réponse passe par la question : à qui profite le (petit) crime ?

29
août

PS, Cumul des mandats et statut de l’élu

images.jpgLa question du non-cumul des mandats va donc être à l’ordre du jour de la réforme initiée par Martine Aubry. Outre le fait qu’il y a peu de chance qu’elle soit sincèrement bien accueillie, cette version militante du partage des richesses est la tarte à la crème du paysage politique français.

Officiellement, tous les élus sont pour, pratiquement, ils sont contre. Alors bien entendu, qui dit cumul de mandats dits cumuls de moyens, de revenus et finalement d’envie d’y revenir. La chair est faible et certains l’ont compris en Alsace.

Au-delà de cet aspect, débattre, c’est aussi s’interroger sur le statut de l’élu. La plupart des mandats ne permettent pas à la majorité d’entre eux de compenser le temps accordé à la collectivité, ils justifient la recherche d’une compensation plus grande du « don de soi ».

En effet, hors grandes villes et grands mandats, sait-on que les Conseillers municipaux n’ont finalement droit qu’à quelques gratifications pour des dizaines d’heures engagées, sait-on qu’une partie des mandats ne donne pas lieu à une couverture sociale et que d’autres, nécessitant un engagement réel et durable, n’octroient que quelques points retraites .

Le non-cumul pourrait ainsi assécher la fibre démocratique et limiter la variété des corps et csp représentées à une poignée, des libéraux aux retraités en passant par les fonctionnaires couverts par des « autorisations de disponibilités ».

On rétorquera que l’on ne fait pas cela pour l’argent… Bien entendu, mais de tout temps, le sacerdoce a ses limites. Là se pose la question des solutions : la première serait finalement le non-cumul assorti d’une professionnalisation des élus et de la réduction de leur nombre, ce qui implique, en France, une réforme des communes. Qui osera initier un tel travail d’Hercule ?

La seconde reste de limiter les cumuls tout en avançant lentement vers un véritable statut de l’élu qui permet de pouvoir exercer tout en ne cumulant que peu de responsabilités.

Le cumul est donc l’arbre qui cache la forêt des réformes. En avançant ce point, il n’est pas dit que le PS rendre service au débat. Et du côté des élus locaux, nombreux au sein de la gauche strasbourgeoise, des dents doivent déjà grincer.

27
juil

La droite n’est pas bonne, heureusement pour elle, il y a la gauche parisienne

Lagaffe-cadences.jpgOn ne peut pas dire que l’application du programme sarkoziste soit particulièrement droitier. Les ex-électeurs du FN, du MPF, du RPF ont soutenu le Président et ils se retrouvent avec encore plus de Ministres gauchisants (on ne parle pas de la Culture). Merci !

Restent donc que si ces moutons rechangeaient de bergeries, la Présidence serait obligée de ruser pour refaire le coup de la « Sarkozisation des Esprits ». Encore faut-il qu’il y ait d’autres bergeries ?

Heureusement pour la droite, il y a la gauche. Particulièrement la gauche parisienne, qui passe son temps, à détruire le travail, l’implication et parfois le talent des élus locaux de gauche. Tout le travail local, habile souvent, est détruit par chaque querelle de chefs et cheftaines et par l’image générale du parti. Tout cela fait le lit des Verts et peut-être de la droite.

Après la victoire UMP des Européennes, la gauche ne peut qu’espérer une défaite aux régionales. En effet, détenant 21 régions sur 22, elle ne peut guère faire mieux. Donc, la droite pourra crier victoire.

Reste l’Alsace. Le nom du tête de liste, proclamé par les siens, à droite ne fait pas l’unanimité. Mais là encore, la gauche, alors qu’elle pourrait surfer sur sa vague municipale, semble freiner par les ambitions législatives de certains.

Eh oui, ne pas prendre de risques aux régionales ( même le risque de gagner), permettra peut-être à l’un ou l’autre de prolonger leur carrière par un mandat parlementaire, gagné dans la 2ème et 3ème circonscription strasbourgeoise.

Idéalistes, non ! Carriériste, oui !

6
juil

Régionales 2010 : quelle tête de liste pour la gauche en Alsace ?

coq.jpgNous avons évoqué les débats internes à l’UMP portant sur la désignation par les militants UMP de la tête de file (et non de liste) du parti. La même problématique se pose à gauche. Listes séparées, listes communes et avec qui.

Les formations sont aujourd’hui tentées d’y aller séparément même si certains clans prônent l’union. Là, c’est autour de l’élément rassembleur que se pose le souci.

D’abord, du côté PS, on évoque Jacques Bigot, Raphael Nisand. On sait cependant qu’au-delà de l’engagement, on sait calculer et qu’un mauvais score à quelques mois de législatives pourrait limiter les ambitions dans des circonscriptions spécialement recoupées. On évoque ensuite les verts et une tête de liste féminine qui pourrait être Andrée Buchmann ou Sandrine Bélier en raison de leur notoriété. Reste en cas de listes séparées, la question Waechter.  Intégrera-t-il la gauche et celle-ci lui laissera-t-il la possibilité d’incarner seul, le vote vert ?

A suivre …

18
juin

LA COURTE ÉCHELLE DE JACOB

affiche_strasbullles.jpgEmmanuel Jacob est conseiller municipal PS de Strasbourg.

 

Sur son blog il s’en prend à l’affiche du Festival Européen de la Bande Dessinée qui fleurit en ce moment sur tous les murs de la ville. Que lui reproche-t-il ? D’exploiter le filon racorni d’une imagerie alsacienne faite de cathédrale, de cigognes, de bière, de choucroute et de grosse caisse. Sans oublier l’accorte serveuse aux joues rebondies et à la coiffe impeccablement patriotique.

 

Bref, le cliché d’une Alsace qui depuis Hansi ne se donne à voir que dans la répétition ad nauseam d’un folklore immobile et forcément passéiste. Jacob, qui deviendra peut-être prophète en son pays, n’a pas tort. Même bardés d’ironie et de clins d’oeil ces poncifs accumulés disent la difficulté de l’Alsace à se représenter autrement que par des stéréotypes moribonds et guimauves. Et ce syndrome n’est certes pas un signe de grande santé symbolique. La charge du hussard Jacob contre les bulles conformes est donc bienvenue, mais que propose-t-il de leur substituer ?

 

Dans un élan débordant de génie créateur, ce qu’il propose de mettre en valeur, toujours au nom de l’identité alsacienne, c’est « la tolérance, l’accueil des autres et l’humanisme… ». Oui, damne, il tire l’échelle sous les monceaux de cochonnailles pour qu’ils se cassent définitivement la figure pour faire aussitôt la courte échelle à la célèbre tirade de tout ce que l’Alsace compte de politiciens sans imagination et nous ressert l’humanisme rhénan, sa modération modérante, son centrisme du milieu, sa raison raisonnable et son inévitable carrefour de rencontre et d’échange, oubliant au passage l’illustre « métissage ». Ce qui ne manquera pas de lui être reproché par les censeurs suspicieux de la correctitude.

 

Eh oui, hélas, c’est stéréotype contre stéréotype. La guerre titanesque des topiques et la démonstration une fois de plus administrée que rien ne ressemble plus désormais au conformisme détesté que sa contestation publicitaire par les rebelles en papier mâché.

 

Coclés 

15
juin

Plus tard, je ferai trotskiste !

blog_trotsky.jpgLa différence entre trotskisme et opportunisme en 2009 ? Aucune, il suffit de tourner sa veste, toujours du bon côté.

Pas de doute, cette réalité est vraie. Il est de bon ton d’avoir été d’extrême gauche. Peu importe que l’on ait cautionné l’idéologie la plus meurtrière du XXème siècle, le trotskisme est cool, et l’extrémisme de gauche assez fun.

Pour eux, le goulag est une soupe et Tambov une jolie colonie de vacances. Eux, ils savent donner des leçons de morale collective pour mieux gérer leur carrière individuelle et culpabiliser ceux qui se souviendraient des années où ils portaient étoiles rouges et noires sur leur perfecto.

Combien sont-ils à avoir été « trots » dans l’équipe municipale et finalement dans les recrues embauchés depuis « La libération de la Cus » ? Va-t-on jusqu’au PSU ? Ah, toujours, ce besoin de s’inventer des fascistes, d’inspecter les consciences et d’être finalement plus intolérants que les intolérants. Hier le FN était facho, aujourd’hui c’est Nicolas et demain un autre.

Mais après tout, doit-on leur en vouloir ? Ne vaudrait-il pas mieux en vouloir à une droite « soumise » qui laissent la gauche et son extrême dicter « fatwas » et « interdits » ! Nous ne sommes pas loin de le penser, car s’il y a soumission, c’est que le sujet est prédisposé et qu’il a refusé depuis longtemps de se rebeller ou de se battre pour ses libertés, au premier rang desquelles, la liberté de pensée. Masochisme, peut-être ?

A-t-on déjà ainsi entendu un maire PS modifier une liste, une nomination parce qu’un des bénéficiaires viendrait de l’extrême gauche. Ben, non, comme nous l’avons déjà écrit : « le trotskisme est cool, et l’extrémisme de gauche assez fun ». Sacré Léon !

« Le jugement moral est conditionné, avec le jugement politique, par les nécessités intérieures de la lutte » expliquait-il. Autrement dit, la fin justifie les moyens. Chez beaucoup de néo-bobos strasbourgeois aujourd’hui, c’est la faim qui justifie les moyens. Voilà s’en doute pourquoi profitent-ils des moyens offerts par un système qu’ils voulaient hier détruire et dont ils sont aujourd’hui les gardes embourgeoisés.

Bon, on les comprend. D’ailleurs, finalement, c’est la droite qui n’assume pas son rapport à l’argent. La gauche, elle s’en accommode et elle dicte sa ligne.

Peut-être convient-il d’inviter la gauche à continuer encore et encore. Car peut-être ses excès réveilleront-ils la droite à force de lui faire mal.

Eh oui, en ce début de XXIème siècle, les plus conservateurs sont à gauche. Raison de plus de rêver d’une révolution venue d’ailleurs, d’une insurrection des consciences. Peut-être faut-il créer les conditions d’un Trotskisme de droite ?

Eric Neustadt

 

1
août

Strasbourg : Art, culture, jeunesse, tout change, même la gauche

acb1009dbcbd6f3a76be8dc81bc983ff.jpgNous avions exprimé nos doutes sérieux (et nous les assumons) concernant les Alsaciennes en temps et heures, ce même si une partie de notre équipe les regardaient d’un œil amusé. Aujourd’hui, la polémique enfle et c’est cet aspect qui nous amuse encore plus.

Ainsi, on notera cette dernière phrase d’un article de Denis Tricard paru dans les DNA d’Aujourd’hui : « M. Gsell préfère les « spectacles de qualité », régulièrement donnés par des groupes folkloriques, à ces « véritables mastodontes à la limite de l’injure pour notre gent féminine », dont la présence et la décoration n’ont jamais été « expliquées », mais qui « faisaient un peu pitié » parce que « taguées » et « graffitées »…

Prenez le nom évoqué et remplacez-le par un responsable d’un parti de droite ou pire, encore plus à droite. Vous aurez à coup sûr un communiqué de diverses officines dénonçant la vision réactionnaire dudit élu et rappelant qu’on ne juge pas l’art.

Imaginez donc, un élu de droite préférant les groupes folkloriques, dénonçant l’esthétisme de l’art moderne qu’il ne « comprend » pas et mettant au pilori, tags et graffitis. Voilà de quoi rappeller les « heures les plus sombres ».

« Véritables mastodontes à la limite de l’injure pour notre gent féminine » … Hum, faudrait pas abuser non plus. Le chiffre d’or n’est pas atteint mais à ce ryhtme, Miss Liberty est mal foutue.

 Mais ce n’est pas tout, notre quotidien préféré nous apprend que dans un autre quartier, un élu demande la fermeture d’un autre établissement en raison d’un trafic de drogue. Damned, cela fait beaucoup de fermetures en peu de temps dans les nuits strasbourgeoises.

Là encore, imaginons un élu de droite demandant la fermeture d’un établissement et imaginons ensemble le concert des vierges effarouchées ou d’autres structures expliquant qu’un petit joint ne fait pas de mal

Tout cela pour vous dire que l’échiquier politique strasbourgeois bouge en effet, que la gauche prend ses aises et que la droite observe comment on fait clairement de la politique.

Quant aux Alsaciennes, on apprend enfin qu’elles feront l’objet d’une donation et resteront en Schweighouse et Ohlungen, alors que ce festival disparaîtra pour peut-être prendre place à Strasbourg.

« Liliane Bétancourt » de fibres et plâtre, elles seront, elles aussi retenus loin des leurs parce qu’elle dérangent le pouvoir en place.