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18 septembre 2011

Les idées en retard des élus de droite !

by admin

Désastre intégralLe pathétique naufrage de la zone euro ne semble guère interloquer les beaux esprits qui nous gouvernent. Après avoir embarqué 322 millions d’Européens dans la galère ubuesque de la monnaie unique, nos élus ne montrent aucun signe de doute, ni encore moins de regret.

Ils continuent d’exhiber leurs trognes satisfaites, le sourire narquois, sur les plateaux de télévision, allant même jusqu’à dispenser ici ou là encore quelques-uns de leurs savants conseils d’économiste avisé. Pas la moindre empreinte de perplexité ne semble traverser leurs visages invariablement figés dans une attitude d’autosatisfaction.

Sont-ils seulement au courant, alors qu’ils dissertent béatement sur la faillite de la Grèce, que les banques française ont leurs cales chargées de titres grecs, italiens, portugais et espagnols complètement pourris et que, de son côté, la BCE n’est désormais plus qu’une baleine échouée sur la grève, ayant amassé dans ses flans adipeux 150 milliards d’euros de détritus toxiques méditerranéens ? 170 milliards disent même les pinailleurs qui, le nez pincé, semblent avoir autopsié d’un peu plus près ce monstre puant à l’agonie.

 

Ce qui nous attend, c’est Waterloo, Sedan et Dunkerque réunis !

Alors qu’ils discutent très sérieusement- relevé de ce ton docte et hautain qu’ils savent si bien prendre dès lors qu’ils s’adressent au petit peuple – de boissons à sucre ajouté ou de parcs à thème pour racler quelques millions, nos élus versent dans le même geste – sans sourciller ! – 15 milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes grec. Avec en toile de fond, une France qui se rapproche dangereusement du viseur des agences de notation qui, au moindre caprice, s’apprêtent à propulser notre pays dans l’essoreuse infernale de la banqueroute étatique.

Pour vous faire une idée de ce qui nous attend en cas de faillite, imaginez-vous cinq minutes la face déconfite d’un ministre du budget annonçant à la France entière que les pensions de retraite seront versées avec plusieurs semaines de retard !  Un vrai Juin 1940 bis ! Pire encore ! Ce serait Waterloo, Sedan et Dunkerque réunis ! Pendant que le déficit de 2011 emprunte la même courbe que celle du déficit calamiteux de l’année précédente – déficit inégalé dans l’histoire des gabegies gouvernementales de la 5ème république – Fillion nous annonce dans un jargon fiscal indéchiffrable des relèvements matriciels de taux sur les marges consolidées des rabattements sectoriels annualisés.

Ce salmigondis étant censé rassurer les marchés sur la rigueur budgétaire d’une nation joyeusement lancée sur une trajectoire tendancielle au-dessus du plafond psychologique des 150 milliards annuels. Certes on gratte les fonds de tiroir.

La chasse aux niches fiscales a été déclarée ouverte, on ressort du placard poussiéreux le pont-aux-ânes de la taxe Tobin et de grands patrons philanthropiques déclament leur irrépressible envie d’être fiscalement rançonné… Tout ceci a de quoi laisser sceptique, car pas une seule économie de dépense structurelle n’a encore été annoncée, ni même envisagée.

 

D’où nous parlent les responsables de ce fiasco ?Fiasco

 

Jamais une situation économique n’aura sans doute été aussi calamiteuse. Le gouvernement des experts a magistralement échoué. A tel point qu’on en viendrait même à regretter un manque d’amateurisme de leur part. La catastrophe de Fukushima, en comparaison du désastre qu’ils nous offrent en spectacle, passerait presque pour du jardinage en pot. Là où les bras nous en tombent, c’est que ces experts en politique, responsables du  plus extravagant gadin économique de l’histoire humaine, continuent de décerner bons points et mauvaises notes à leurs interlocuteurs. Ils se permettent même de se gausser, affichant leur dédain face aux arguments pleins de bon sens de leurs détracteurs. Ceux notamment qui osent remettre en cause les dogmes et postulats que les évènements récents sont venus durement ébranler.

Ainsi Marine Le Pen est-elle régulièrement désignée comme irresponsable et incompétente. Son programme économique est abondamment raillé et décrié, laissant entendre qu’il conduirait la France à la ruine. Mais la France n’est-elle pas déjà ruinée ? D’où nous parlent donc ces vieilles badernes ? Sur la base de quelle réussite ? Sur quel succès croient-ils pouvoir se jucher pour encore oser opposer, plein d’arrogance, leur « expertise » aux économistes et intellectuels iconoclastes qui dénoncent depuis 20 ans l’ineptie des politiques mondialistes et libre-échangistes menées en France et en Europe ? Des économistes qui pour la plupart mettent clairement en lumière trois décennies d’assujettissement de nos économies au pouvoir des banquiers.

 

La droite doit urgemment revoir sa copie.

Si les élus UMP continuent à refuser d’une moue moqueuse le nouveau débat qui commence, celui-ci se fera sans eux. Nous vivons une période de grand chamboulement idéologique. Toutes les anciennes idoles ont été renversées et les dogmes qu’on croyait éternels sont définitivement en ruine. Les postulats sur lesquels s’était construit le monde de l’après-guerre sont irrémédiablement parterre, en morceaux.

Ce sont par dizaines que des économistes, des sociologues, des philosophes, des écrivains, des journalistes et des essayistes divers se lèvent désormais pour démonter pièce par pièce la machinerie idéologique qui nous a conduits au fiasco présent. Nous ne citerons que les plus célèbres d’entre-deux comme Chantal Delsol, Alain de Benoist, Richard Millet, Régis Debray, Hervé Juvin, Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Gérard Dussouy, Alain Chauvet, Christophe Guilly, Michèle Tribalat, Malika Sorel, Pascal Gauchon, Eric Zemmour, Jean-Marc Huissoud, Aymeric Chauprade, Alain Soral, Pascal Boniface ou encore Jean Clair.

Tous à leur niveau détricotent, point par point, le tricot usé auquel se raccrochent encore lamentablement la plupart de nos élus. Certains interrogent le nihilisme de notre époque, d’autres en appellent au retour des frontières ou réhabilitent le protectionnisme. D’aucuns renouvellent la géopolitique ou dénoncent les oligarchies. Quelques autres dévoilent la tricherie de l’art « contemporain».

Quoi qu’il en soit, tous préparent en sourdine un violent appel d’air qui va balayer notre vieux monde nécrosé. Il serait temps que les représentants de la droite, ou du moins ceux qui s’en réclament, acceptent d’ouvrir leurs écoutilles conceptuelles s’ils désirent survivre à la décennie qui s’ouvre. Ce n’est pas en raillant les idées neuves qu’incarnent Marine Le Pen ou d’autres, ni en leur opposant les fadaises discréditées de l’européanisme mondialiste, de l’antiracisme moral et du libre-échangisme théorique que la droite surmontera l’âpre bataille idéologique qui ne fait que commencer.

En un mot, nous invitons nos amis à revoir leur copie et à rapidement s’intéresser au vent nouveau qui souffle sur les esprits, s’ils ne veulent pas finir largués ou ringardisés !

 

Olrik


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