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27
fév

Les candidats aux municipales vus par La Droite Strasbourgeoise

Bizarre ces Alsaciens, à Strasbourg, mis à part le Front de Gauche, inexistant politiquement, la plupart des candidats pourraient être à première vue classés ou se classent eux même spontanément au centre, du PS au Rassemblement Bleu Marine – FN, en passant par l’UDI et l’UMP, soit de Roland Ries à Jean-Luc Schaffhauser, en passant par François Loos et Fabienne Keller.   Retenons deux marqueurs politiques importants à l’aune desquels nous examinerons les prises de positions de nos candidats : leur position sur l’immigration extra européenne de masse que subit la France (200.000 légaux + 100.000 clandestins par an) et les positions sur les lois sociétales destructrices de la famille. En passant, on se rappellera que la critique de l’immigration de masse considérée aujourd’hui comme droitière ne l’a pas toujours été.  Elle était, et est toujours en réalité, l’apanage de tous ceux qui défendent les classes populaire. En 1981, dans sa lettre publique au recteur de la mosquée de Paris, Georges Marchais voulait stopper l’immigration de masse et prenait la défense du maire communiste de Vitry qui refusait de laisser s’accroitre le nombre déjà élevé de travailleurs immigrés dans sa commune. La gauche n’avait alors pas encore abandonné la défense des classes populaires, comme l’explique le philosophe Jean-Claude Michea pour se concentrer justement sur les réformes sociétales et le captage du vote immigré plus payant électoralement.

Au lendemain des dernières présidentielles, selon le sondage réalisé par fiducial et opinion way, 93% des musulmans de France ont voté François Hollande. 300.000 immigrés par an cela fait trois fois plus que le nombre des adhérents du parti socialiste. Le calcul est vite fait.   Revenons à nos candidats strasbourgeois.

 

Roland Ries revendique un socialisme rose et girondin, il se dit social-démocrate de la famille rocardienne. Contrairement à Fabienne Keller et Robert Grossmann qui se sont fait détester par leurs collaborateurs et les 7000 agents de la CUS, Roland Ries est gentil, il sourit et serre les petites mains. Oui mais malheureusement être gentil cela ne suffit pas pour diriger une ville comme Strasbourg. Il a vite oublié ses promesses électorales. La spécificité de Strasbourg est dans son rôle européen, une des six promesses principales du candidat Ries : faire rayonner la capitale européenne de la France par l’Eurodistrict. Il ne s’en est plus préoccupé une fois élu. En revanche il laissera dans l’histoire de Strasbourg l’amère souvenir de son combat réussi pour la construction de la grande mosquée. Les alliés verts de Roland Ries, dont il a plus besoin que jamais sont encore plus allant que lui sur l’immigration et les révolutions sociétales, ce sont des militants enragés, Alain Jund et Eric Schultz sont obsédés par la défense du droit des immigrés, ils en ont fait la priorité de leur combat politique.

 

François Loos promène sa morgue d’X-mines à qui rien ne peut arriver, quoiqu’il arrive l’Etat veille sur sa caste, sa devise : attendre qu’on vienne le chercher, parfois ca marche, mais pour les municipales d’une grande ville c’est plus compliqué, il faut labourer le terrain, ce n’est pas son truc du tout. Il est plutôt enraciné, il rappelle souvent avoir appris l’alsacien avant le français mais il a une trouille bleue de tout ce qui peut ressembler à des positions claires sur l’immigration, de toutes façons le parti radical dont il dépend veille au respect de la ligne humaniste et républicaine, comme on dit avec pudeur et le fielleux Luc Lehner, que personne ne connait, il fait partie des politiques professionnels qui ne sont pas élus, le fielleux Lehner, disais je est là pour traquer les dangereux droitiers, entendez tout ceux se situant sur la droite d’Harlem Désir. Loos vire Lehner tous les 6 mois, il revient toujours par la fenêtre. François Loos est brillant, il a une vision pour Strasbourg, une bonne connaissance des questions européennes, une réelle fibre sociale, son problème : il ne sait pas garder et motiver les talents autour de lui, il est aujourd’hui entouré d’amateurs.

 

Fabienne Keller, malgré son air gauche de paysanne endimanchée, de Bécassine immigrée de Bretagne en Alsace, elle travaille, elle. En fait elle n’est pas du tout comme on la voit dans la rue, elle a l’air cruche mais ne l’est pas, elle a l’air aimable mais elle se fait violence pour sourire, tous ses collaborateurs vous diront qu’ils se font traiter comme des chiens. Malheureusement elle ne travaille pas du tout, mais vraiment pas du tout dans notre sens. Son rêve : un manuel d’histoire franco-africain : « Il y a des jeunes dans les quartiers qui n’ont pas pleinement l’impression d’être chez eux. Je fais un rêve : qu’un livre d’histoire puisse être écrit entre les pays d’Afrique, et du Maghreb en particulier, et la France. » , sans commentaire. Son but en politique : ériger une muraille de Chine contre la vraie droite, et elle a bien sur voté, contre la majorité de son parti, pour le mariage homosexuel.

 

Jean-Luc Schaffhauser, le candidat du Rassemblement Bleu Marine, ancien collaborateur de Marcel Rudloff (maire de Strasbourg et premier président du conseil régional d’Alsace), se dit toujours centriste et conservateur social. Lors de ses premières apparitions il annonce vouloir donner la priorité aux « strasbourgeois de souche », il prend régulièrement position contre l’immigration de masse et se prononce pour une politique concertée et de développement avec les pays d’Afrique. il a été longtemps consultant spécialisé sur les pays d’Europe centrale et orientale. Il a travaillé ces dernières années avec des économistes sur les schémas de sortie de crise. Chrétien convaincu, il pense qu’une société libertaire est la conséquence d’une économie libertaire et financiarisée. Sa faiblesse : il vient de la société civile, il n’est pas contrairement aux autres candidats un politique professionnel, A l’heure où les Français considèrent avec suspicion la classe politique française dans son ensemble, venir de la société civile et parler sans fards pourrait se révéler à Strasbourg un avantage.

Bérénice Lux

18
août

Alain De Benoist sur Dominique Venner


« Ce « bréviaire » n’est ni un petit catéchisme ni un livre de recettes (même si l’auteur suggère quelques conseils « pour exister et transmettre »). C’est plutôt une boussole. Et aussi une main tendue pour nous amener vers les cimes, là où l’air est plus vif, où les formes deviennent plus nettes, où les panoramas se dévoilent et les enjeux apparaissent. C’est une invitation à devenir ce que l’on est. Et c’est encore de l’œuvre d’Homère – dont les Anciens disaient qu’il était « le commencement, le milieu et la fin » – que Dominique Venner tire cette triade qui résonne comme une consigne : « La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». »

Alain de Benoist sur le dernier livre de Dominique Venner,   »Un samouraï d’Occident (Ed. Pierre Guillaume de Roux)

15
août

Non, le problème n’est pas essentiellement lié à l’islam

 

Suite à une information parue sur Novopresse concernant le Secours Islamique en France,   »Métro, RER… Jusqu’au 12 août, le Secours islamique France (SIF) s’offre une campagne de publicité massive dans les gares, sous-sols parisiens et lyonnais. Soit 600 affiches jouant la carte de l’action humanitaire », voici  une courte réaction  répondant à ceux qui ne voit que le problème de l’Islam sans comprendre qu’il est beaucoup plus large.

 
Pourquoi s’étonner de l’islamisation de la France, vieille terre chrétienne et précédemment païenne, quand l’on se réjouit de la christianisation de l’Afrique dont Bernard Lugan, non suspect de refléter un discours « mondialiste », a montré le rôle qu’elle avait tenu dans l’ethnocide de ce continent de pair avec son islamisation ?

L’immigration de masse qui touche l’Europe occidentale est principalement africaine, et donc essentiellement musulmane. L’idée selon laquelle ces populations devraient « s’assimiler » pour « s’intégrer » et perdre progressivement leurs usages religieux est une vieille lune qui faisait partie, autrefois, de l’évangile républicain.

Mais si le catéchisme républicain a fonctionné tant que l’immigration ne révélait pas une trop grande distance culturelle entre le milieu d’accueil et la représentation du monde que se faisait les nouveaux arrivants, il n’en va plus de même aujourd’hui. La République s’est en effet heurtée depuis une trentaine d’années à une vive résistance des milieux immigrés. Cette résistance « identitaire » est liée au nombre bien sûr, mais aussi à d’autres facteurs parmi lesquelles l’islam-civilisation joue un grand rôle.
Aujourd’hui, la République a abandonné son discours assimilationniste et encourage une immigration qu’elle n’a plus le courage d’affronter, multipliant les concessions et inventant de toutes pièces une doxa de la « diversité » d’autant moins diverse qu’elle cache un alignement sur l’homogénéisation marchande.

Qu’il y ait maintenant un « Secours Islamique » actif en France ne doit pas nous surprendre. N’y-a-t-il pas de nombreuses ONG occidentales, chrétiennes ou laïques, qui agissent en Afrique au nom de l’humanitaire ?

Notre situation serait elle différente si au lieu d’être gratifiés d’une immigration principalement musulmane, nous admettions sur notre territoire des africains chrétiens ? Certains traditionalistes, toujours partisans de « leur » prosélytisme, se plaisent à le croire. Mais les rares statistiques disponibles infirment leur point de vue et montrent que nos hôtes africains d’origine chrétienne produisent les mêmes pathologies sociales liées au déracinement.

Non, le problème n’est pas essentiellement lié à l’islam.

Le changement de peuple, selon l’ancienne plaisanterie de Brecht, est maintenant devenu notre réalité quotidienne. Je ne pense pas que l’on puisse mettre fin à ce cauchemar en désignant l’islam comme nouveau défi à affronter pour les européens et puisque on ne peut s’engager sans identifier son adversaire; dénommons le exactement.
C’est en dernière instance l’immigration ainsi que ces complices, comme ceux qui parmi nous la veulent expressément (par impuissance, jobardise ou calcul) et qui ont entrepris une guerre de longue durée contre notre identité afin de nous livrer sans défense à la déréliction d’un individualisme narcissique où s’abolit tout sens de la communauté.

 

Pierre Bérard

 

31
juil

Ich bin ein Blonder !

A l’heure où toutes les minorités réclament leur part de souffrance, j’aimerais moi aussi participer à ce jeu consistant à crier haut et fort : « c’est moi qui ai la plus grosse (souffrance)« , malheureusement je suis valide, hétérosexuel, natif,  imposable, père, catholique. Bref je cumule les handicaps en ne faisant partie que de la majorité silencieuse. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, en effet je possède une caractéristique qui pourrait me faire toucher le jackpot, tellement la discrimination dont celle-ci fait l’objet est courante :

Je suis blond ! (Kennedy aussi d’où le titre pour ceux qui n’ont pas fait allemand première langue).Pas blond couleur paille genre suédois, mais blond moyen, correspondant techniquement au niveau 7 (sur 10) de l’échelle d’Eugène Schueller, fondateur de l’Oréal et d’ailleurs d’origine alsacienne. Je vous parle de ce blond moyen, si répandu en France et en Europe et que l’on nomme improprement  châtain (plus brun). Je referme ici la parenthèse capilo-capillaire, et en reviens à la discrimination dont je suis victime : je suis donc blond, mon engeance également, et j’en ai par-dessus la tête, si  je puis dire, du stéréotype  » blondeur=blond platine =bêtise » devenu un dogme. Je précise que ma femme a de beaux cheveux bruns, (ou plutôt châtain pour être précis), eh oui je ne suis pas monomaniaque. Le problème que je veux soulever n’étant pas esthétique mais purement politique voire métapolitique.

Le phénomène est tellement entré dans les mœurs que l’on a oublié qu’à l’origine c’était une plaisanterie visant à rire d’un certain type de femmes , « décolorées », d’ailleurs souvent brunes, privilégiant plutôt l’esthétique à l’intellect, ravissantes idiotes, illustrées par le personnage de Marylin Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes. Ainsi, dans l’inconscient collectif la blondeur platine s’est substituée à la blondeur traditionnelle, à la faveur du cinéma Hollywoodien, de la mode, etc. Cette plaisanterie s’est généralisée et est devenue au fil du temps un quasi racisme anti-blond, dont il n’est pas nécessaire de donner d’exemples tant ils sont légions actuellement. Même une oreille distraite glane au moins une blague par jour  sur les blondes, que ce soit au travail, à l’école, à la télé, au cinéma. Néanmoins je souhaite quand même illustrer ce qui me semble être le summum d’un conditionnement devenu nauséabond : au collège, lorsqu’une fillette brune (ou châtain si vous préférez) se trompe dans une réponse, elle se fait dire par ses camarades qu’elle est «  brune à l’extérieur et blonde à l’intérieur » ! Quels scandales en vue si l’on remplaçait dans toutes ces plaisanteries « blonde » par « crépue » ! Je précise que dans une classe d’école hors des grandes villes, la majorité des enfants, du moins en Alsace, est blonde, et même en France de l’intérieur (l’expression « nos chères têtes blondes » le prouve). Je laisse imaginer le résultat de cette méthode Coué inversée l’envers : vous êtes blondes vous êtes connes… nous sommes blondes nous sommes connes… répétée à l’envi…

Venons-en aux racines du mal, si j’ose dire. Certains pensent que cette détestation est le contrecoup des idées racialistes nazies et il est vrai que si l’on regarde bien, la plupart des méchants dans les films actuels sont représentés par des personnages blonds, l’effet boomerang est incontestable. Cependant je ne crois pas à cette thèse, ou tout du moins le nazisme de la 2ème Guerre Mondiale n’en est pas la cause essentielle, en effet le phénomène anti-blond n’a commencé que dans les années 80 (les brunes comptent pas pour des prunes), sa systématisation date des années 2000 et son paroxysme a été atteint ces dernières années , soit tout de même 70 ans après qu’un petit brun ait privilégié fortement la blondeur dans sa doctrine…

Pour tout dire je pense qu’il y a volonté inconsciente mais délibérée d’insulter et de nuire. Mais nuire à quoi ? Et qui ?  Et bien dans un mouvement global  et de fond, à  tout ce qui fait la beauté, la symbolique et l’identité de l’Europe et de son peuple, et la blondeur n’y échappe pas !

En terme statistique, l’on peut oser un raccourci : la courbe de cette tendance antiblonde suit la courbe de la présence de populations  extra-européenne sur le sol européen  (mais chut pas d’amalgame), et coïncide avec la  prise de pouvoir de certains lobbies médiatiques très utiles pour diffuser cette idée! La blondeur est à abattre, telle une richesse trop voyante ou plutôt trop visible.

Et si je vous dis remplacement de population, réflexe anthropologique de conquérant, division du peuple afin d’éviter sa cohésion et son unité…certaines pièces du puzzle se mettent-elles en place ? Rappelons qu’en Suède un certain nombre de blondes se teignent en brune de peur de se faire agresser. Évidemment il n’y a pas de complot, mais simplement une convergence d’intérêts, de trahisons, de veulerie visant à saper les fondements même de notre civilisation et de nos mythes. Rassurez-vous je ne pleurniche pas car des méchants n’aiment pas les blonds ; d’autres phénomènes  plus graves sont en œuvre et vont dans le même sens mais le racisme anti-blond me semble être emblématique et le combat à son encontre absolument pas superficiel. Et n’oublions pas ce qui me semble être une donnée fondamentale dans cette bataille, à savoir l’ethno masochisme dont fait preuve l’Europe, ou plutôt  ses élites, par le culte de l’Autre et du Métissage dont l’un des nombreux corollaires est bien la disparition de la blondeur  et de ce qui caractérise l’Europe en tant que Civilisation. Il faut voir plus loin que le bout de son nez n’est-ce pas ?

Ainsi, c’est notre propre faiblesse qui risque de nous perdre, notre lâcheté, et non pas  la force des barbares, c’est pourquoi j’affirme : blondes et blonds de tous les pays unissez-vous, ne vous sentez plus obligés de rire aux blagues stupides, soyez fiers de ce que vous êtes, et ne vous couchez pas lorsqu’on vous insulte indirectement ! Ce sera déjà une première prise de conscience.

 

Fernand Anasthase

23
juil

Monsanto, du transgène au transgenre

Monsanto, célèbre multinationale des OGM a reçu récemment la médaille de platine de la « firme la plus LGBT » (« lesbian-gay-bisexual-transgender »). Un honneur pour la compagnie qui lui a été décerné par la Human Rights Campaign, relais du lobby gay américain dont le programme communautariste est de déconstruire toutes les normes sociales afin de les abolir. La HRC dispose de puissants sponsors, Monsanto bien sûr, mais aussi Coca-Cola, Starbucks, British Petroleum, Chevron, Shell, American Airlines, Dell, Microsoft, Google, Nike, Booz-Allen-Hamilton, Deloitte, Morgan Stanley, Bank of America, JP Morgan etc. Le fleuron de ces géants de la finance est la mégabanque Goldman Sachs, tellement too big to fail qu’elle s’est emparée du pouvoir réel en Europe après l’avoir capté aux États-Unis même. Elle est présidée par Lloyd Blankstein, l’homme qui se prend pour Dieu et qui déclarait tout de go que « gay is good business« .

Fin mai se déroulait sur toute la planète la Journée internationale contre Monsanto. Partout des foules se sont rassemblées  contre la mainmise de la multinationale de Saint Louis, Missouri, sur l’agriculture mondiale et la véritable mise en esclavage des paysans convertis en nouveaux serfs. En effet, les semences Monsanto, produites grâce au génie génétique, sont rendues stériles à la deuxième génération et contraignent leurs utilisateurs à l’abonnement obligatoire constituant pour Monsanto une clientèle captive.

 

Face à ce modèle de capitalisme prédateur se côtoyaient au sit-in de Paris, écolos, altermondialistes et de jeunes partisans de la manif pour tous qui allaient manifester le lendemain, 26 mai, pour la défense de la famille traditionnelle et les droits de l’enfant, contre la gestation pour autrui (GPA) autre manière d’aliéner les pauvres (mais comme l’a soutenu le financier Pierre Bergé, louer son ventre ou louer ses bras, quelle différence ?).

 

Ce curieux tohu-bohu d’apparence contradictoire étonna beaucoup les manifestants qui ne percevaient guère la logique profonde de leur combat. En effet, les protestataires de la manif pour tous et les protestataires d’un capitalisme devenu plus prédateur que jamais se sont-ils rendus compte qu’ils luttaient contre un « progressisme » qui ne connait plus de limites et qui veut l’abolition nihiliste de toute norme d’une part, et la renforcement du système de l’argent d’autre part ? comme le montrent bien les parrains de la HRC qui ont attribué à Monsanto une médaille de platine. De toute évidence ceux qui étaient présents à la manif ont continué à se regarder en chiens de faïence, tous voués à leur combat spécifique et incapables de concevoir l’aspect unitaire qu’il recouvrait.

 

Le système avance sur deux jambes. L’une est le marché, l’autre est la déconstruction de toute les norme commune. La logique du capital se fraie d’autant plus facilement son chemin que les peuples qu’elle conquiert sont déracinés et ont perdu toute mémoire. Jean-Claude Michéa l’a amplement démontré après Marx lui même. Tant que nous en resterons à une contestation partielle du système, les uns approuvant la loi d’airain du marché mondial et critiquant la déconstruction, les autres saluant toute déconstruction comme une victoire alors qu’ils contestent la logique du marché, Warren Buffett l’un des hommes les plus riches du monde et l’un des VIP de l’oligarchie  pourra continuer à se prévaloir d’une guerre de classes que seule sa classe gagne puisque les autres ne la pratiquent pas, inconscients qu’ils sont des enjeux colossaux que comporte son issu.

Il faut sortir de cette hémiplégie. Et le temps presse !

 

Pierre Bérard

17
juil

Fabienne Keller : Souvent femme varie. Bien fol est qui s’y fie…

 

Potentielle tête de liste pour l’UMP aux Municipales de Strasbourg, Mme le Sénateur Fabienne Keller semble bien girouette sur certains sujets marquants et clivants – si l’on veut conserver le jeu obsolète gauche/droite.

Le petit rappel ci-dessous devrait servir ceux qui pensent encore que ce jeu à une quelconque valeur.

 

2002. Dans une interview accordée à l’Agenda de Têtu (n°15, vendu avec Têtu n°64), Fabienne Keller, maire de Strasbourg, déclare réagir “avec inquiétude” à la possibilité qu’une Gay Pride ait lieu pour la première fois en juin prochain dans sa ville. “Dans les Gay Pride que j‘ai vues, notamment à San Francisco, il y avait des choses choquantes, excessives, agressives,” ajoute-t-elle. “Ce qu’on nous montre dans ces manifestations appartient à la vie privée, un domaine à respecter. Il faut être extrêmement vigilant. (…) Cette affirmation très forte, presque violente, est une manière de se différencier des autres et de s’en écarter.” Elle insiste, affirmant qu’il faut protéger les enfants et les “gens qui ne veulent pas voir certaines choses.” Le collectif Festigays, qui organisera cette première Lesbian & Gay Pride strasbourgeoise, a décidé de réagir à ces propos.

2013. Fabienne Keller a voté en faveur de la loi pour le mariage pour tous, pour que les homosexuels « puissent accéder l’institution du mariage, comme tout le monde. Et que leurs enfants aient droit à la reconnaissance de leurs deux parents ». Bien quelle soit l’une des seules ayant cet avis à l’UMP, elle affirme pouvoir en discuter de manière apaisée avec ses collègues. Car comme elle le rappelle « c’est une question profondément personnelle sur laquelle il est important d’échanger en se respectant mutuellement ».

 

 

28
juin

Olivier Maulin contre le monde moderne

 

Parmi les critiques du monde moderne, il y a ceux qui nous effrayent à force de manipuler les symboles cosmiques et telluriques de l’embrasement ou de l’effondrement, et puis il y a ceux qui nous font rire en faisant résonner le monde creux des idoles. Maulin est ce ceux-là. Dans son dernier roman, Le Boccage à la nage (Balland), il transpose l’élite de la police française dans les campagnes de la Mayenne, parmi les nudistes, les crudivores et autres apéricubes aux deux cents saveurs. Il était l’autre jour l’invité d’Alain Kruger, dans « On ne parle pas la bouche pleine », sur France-culture. Il s’y montre très savant et très inspiré pour parler des naturistes du XIXe siècle et des premiers mouvements de la relocalisation contre la société industrielle.

On peut écouter cette brève et passionnante émission en suivant le lien suivant :

http://www.franceculture.fr/emission-on-ne-parle-pas-la-bouche-pleine-le-grand-bond-en-arriere-des-crudi-vegetariens-2013-06-23

14
juin

Pierre-Guillaume de Roux parle des Hussards

Pierre-Guillaume de Roux (éditeur notamment de Richard Millet, Boris Pahor et du dernier livre à paraître de Dominique Venner) évoque les Hussards, Roger Nimier, Antoine Blondin et Jacques Laurent notamment à l’occasion de la parution d’un livre sur ces écrivains.

http://www.franceculture.fr/emission-tire-ta-langue-au-hasard-des-hussards-2013-06-09

 

7
juin

Le Venner Bashing des pseudos esprits libres : vacuité et vanité

Laissons à ceux qui l’ont connu ou lu le soin de commenter la décision de l’écrivain Dominique Venner de mettre fin à ses jours. Il a choisi une voie de l’honneur, à savoir porter un message politique par un acte ultime.

Les rebelles de carton de la bienpensance ont donc pissé une ligne comme ils en sniffent d’autres sur le marbre des bars ou sur les tables basses de leurs appartements cossus.  Abrités par des emplois taillés sur mesure et payés par le contribuable, un mot qui commence bien mal, ils trouvent donc le temps, naturellement en dehors de leurs missions officielles, de caresser leur propre égo de façon saccadée et de se lancer dans une profanation écrite d’un acte symbolique.

Tout est alors bon pour le Venner Bashing de la part de ces petits salonards.

Ils oublient que la voie ultime, celle du don de sa vie fut celle d’autres figures historiques contemporaines.

L’abbé Guillaume de Tanoüarn peut suspect de mollesse dans la défense d’un catholicisme vivant et combattant a souhaité s’exprimer sur cette décision :

« J’ai eu l’occasion, voilà déjà une quinzaine d’années, de rencontrer Dominique Venner, de discuter avec lui, d’essayer de comprendre l’antichristianisme militant de cet historien qui était à la fois si froid et si passionné, si précis dans ses analyses et si lyrique dans ses perspectives, sans que le lyrisme ne nuise à l’analyse ni l’analyse au lyrisme. Dominique Venner avait une grande âme, « un cœur rebelle ». C’est ce qui m’avait fait éprouver pour lui, alors que nous étions aux antipodes l’un de l’autre, une véritable sympathie. Il m’avait d’ailleurs dédicacé son ouvrage autobiographique Le coeur rebelle : « À l’abbé de Tanoüarn qui n’est pas un cœur soumis ». Cette formule, je l’ai longtemps méditée. Je crois que c’est en cela que nous avons été en compréhension l’un de l’autre, lui et moi, dans le refus de toutes les formes de soumission. Se soumettre c’est subir, subir c’est renoncer à agir, renoncer à agir c’est accepter de ne pas servir, de ne servir à rien, de se laisser happer par le grand Néant de tous les À-quoi-bonismes, contre lequel Dominique s’est élevé toute sa vie. Contre lequel pourrait-on dire, il a tenté d’élever sa vie et son œuvre.

Son dernier post, sur son blog, appelant à manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, mêle la crainte d’une islamisation de la France à ce signe de décadence morale qu’est le mariage des homosexuels. « Ce ne sont pas de petites manifestations de rue » qui pourront changer quelque chose à cette formidable conjuration « du pire et des pires » que présente la vie politique française en ce moment. On devine une forme de désespoir politique, vraiment poignant chez cet homme de 78 ans, dont on pourrait penser qu’il en a vu bien d’autres, depuis les combats de l’Algérie française, les appels à la résistance d’Europe jeunesse, jusqu’à maintenant. Mais le désespoir n’est pas l’explication ultime de ce dernier geste.

« Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d’analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu’il ait trouvé de passer par l’Église une dernière fois sans se renier. »

Du reste, sur son blog, ce n’est pas le désespoir qui domine le texte qu’il nous laisse : « Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes ». On pense au sepuku de Mishima, il n’a pas pu ne pas y penser, en choisissant froidement le lieu et le moment et en s’interdisant de se rater. Son acte a été mûri, prémédité. Il avait remis les clés de la Nouvelle revue d’histoire ce week-end à celui qu’il considérait comme son plus proche collaborateur et son continuateur, Philippe Conrad. Sans paraître affecté. Il avait fini sa tâche, il importait de donner un sens à sa fin.

Sur son blog, il expliquait : « Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien ».

« Nous n’avons que cette vie… ». Cette affirmation, pour Dominique Venner, est une donnée essentielle du problème. S’il n’y a pas d’au-delà de la vie terrestre ; pour quelqu’un qui entend aller jusqu’au bout, l’instant, chaque instant a un poids écrasant. Le chrétien comprend ce sens de l’instant et ce sens de la responsabilité, mais il ne cherche pas à aller au-delà du possible : Dieu est l’agent de nos destinée. Dieu achève l’ébauche que nous lui tendons à la dernière seconde.Et le sacrifice est encore une action, non une soumission. Dominique Venner n’a pas voulu s’en remettre à Dieu de sa dernière seconde, il ne pouvait pas faire ce sacrifice : il a souhaité la choisir. Pétri de philosophie allemande, il a repris toute sa vie l’idée de Schelling, commenté par Heidegger : « être c’est vouloir ». Esse est velle. « L’être, c’est le vouloir ». Il faut vouloir jusqu’au bout pour être vraiment. Voilà la formule d’un athéisme antinihiliste… Le sien.

Et pourtant… »

Pourtant, Dominique Venner a choisi l’autel de Notre Dame pour cette décision. C’est sur l’autel qu’il a posé une dernière lettre. Vraiment je ne crois pas que, s’il a fait cela, c’est pour attirer l’attention, pour que Manuel Gaz vienne sur les lieux. Il n’avait que faire de ce genre de reconnaissance « médiatique ». Son acte n’est pas médiatique, il est symbolique. Quel symbole ? Celui de la Vierge Mère, celui de l’éternel féminin, lui qui, dans son dernier blog professe « respecter les femmes alors que l’islam ne les respecte pas ». Sans doute. Mais il ne faut pas oublier qu’outre sa culture païenne, Dominique Venner possédait une solide culture chrétienne, avant que son entrée en délicatesse avec une Église qu’il voyait comme absurdement pro-FLN ne l’ait détourné de Dieu. Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d’analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu’il ait trouvé de passer par l’Église une dernière fois sans se renier. Une sorte de prière sans parole, pour ce coeur inassouvi jusqu’à la dernière seconde. Dieu ? C’était trop compliqué pour lui. Mais Marie… Une femme, capable – Dieu le sait – d’exaucer enfin le désir de perfection qui a été la grandeur et le drame de sa vie. »

Venner sur les traces d’Heidegger n’a-t-il pas tenté de nous poser une ultime question, par delà la foi et le lieu, sur le sens de la vie, l’engagement et le don de soi ?

Les mutins de Panurge et leurs bergers plumitifs ne peuvent accepter cela. Etre confrontés à leur propres vacuités, cela dérange. N’est-ce pas ?

Les pseudos esprits libres strasbourgeois confirment ce que nous pensions. Ils n’ont que peu d’esprit, quand à leur liberté, elle est aussi grande que la distance qui les relient au système et à leurs employeurs.

Eric Neustadt – www.ladroitestrasbourgeoise.com

14
mar

Ja zum Elsassischen Landrat !

 

La question que les Alsaciens auront à trancher le 7 avril lors d’un référendum sera la suivante : Approuvez-vous le projet de création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace, par fusion du Conseil régional d’Alsace, du Conseil général du Bas-Rhin et du Conseil général du Haut-Rhin ? (voir http://www.referendum-alsace.fr/)

Le texte de Julien Jauffret, ancien du Choc du Mois nous donne un aperçu des enjeux.

 

Ja zum Elsassischen Landrat !

Le 7 avril prochain sera une date décisive pour l’Alsace. Ce jour-là, les Alsaciens voteront en effet par référendum pour savoir s’ils souhaitent fusionner le Conseil régional d’Alsace et les deux Conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour créer un Conseil unique, la Collectivité territoriale d’Alsace. Projet unique dans l’espace institutionnel français, la fusion entre une région et des départements, si le oui l’emportait, serait une première en France.

Pour l’Alsace, ce serait la possibilité de retrouver l’unité perdue depuis le Reichsland pour enfin parler d’une seule voix. Quoi de plus aberrant que ce millefeuille administratif antidémocratique, coûteux et inefficace imposé par Paris ? Quoi de plus aberrant que la multiplication des structures et des institutions locales qui diluent les responsabilités et ne permettent plus au citoyen de s’y retrouver ? Quoi de plus aberrant que ces décisions prises dans les ministères au mépris des réalités locales ? Quoi de plus aberrant enfin que ces « Haut-Rhinois » et ces « Bas-Rhinois » ? Tous Alsaciens, gotfertomi ! Comme le dit Jacques Cordonnier, président du mouvement régionaliste Alsace d’abord, « l’Alsace sait mieux faire, plus vite et moins cher que l’Etat », alors laissons-là faire.
Mais c’était compter sans les Jacobins.Le jour même où Philippe Richert, président UMP de la région, annonçait un « accord historique » entre les trois présidents des collectivités alsaciennes pour l’organisation d’un « Congrès Alsace » en vue de leur fusion (22 janvier 2011), ils se sont mis à hurler à la République qu’on assassine… et à nous rejouer 1792 et l’unité menacée. Le député PS de Strasbourg, Armand Jung, voit dans le Conseil unique « des réminiscences du passé revenant sur la scène de manière insidieuse » (aglagla) et clame : « Notre avenir est au sein de la France et de la République ». Certes, qui dit le contraire ? Pour le Front de gauche Alsace, le Conseil unique est carrément révélateur du « démantèlement programmée de la République ». Un nuage de criquets girondins qui s’abat sur la République, en somme.Une vingtaine d’élus alsaciens, pour la plupart issus de la droite « souverainiste » et du Modem, ont eux aussi dégainé leur jacobinisme indécrottable en publiant il y a un mois un manifeste intitulé « j’aime l’Alsace, je dis non ».

A l’instar de Roland Ries, maire socialiste de Strasbourg, ils qualifient le projet « d’usine à gaz ». Il est certain qu’un Conseil au lieu de trois, ça va considérablement embrouiller les relations avec les administrés. A croire qu’il n’y a plus que la connerie qui soit souveraine dans cette affaire. Quant au syndicat FO, il s’oppose au projet parce que « cette recomposition territoriale induirait une perte de 40% des effectifs d’agents publics en Alsace ». Ça tombe bien, c’est exactement l’argument des partisans du oui.

Mais la palme de la crétinerie robespierriste revient assurément au nationaliste champenois bas du front Pascal Erre, conseiller régional et membre du Bureau politique du Front National, secrétaire départemental du FN51 (Marne). Pour ce « Esselpfurzjager », comme on dit dans cette langue savoureuse d’outre-Vosges (« chasseur de pet d’âne »), le projet du Conseil unique consiste à « aller plus loin dans la destruction de l’état-nation France, en permettant à l’Alsace de s’ériger en Etat quasi-indépendant ». Aux armes, citoyens ! Evoquant le « Rapport congrès d’Alsace » édité par le Conseil régional et les deux assemblées départementales en novembre 2012, il conclut que « pour les auteurs du rapport, il est clair que l’Alsace n’est pas française ». Diable. Faut-il les faire fusiller, mon général ? Ce qui lui reste en travers de la gorge, c’est la volonté des auteurs d’ancrer la région… dans l’espace rhénan.

Il est certain que l’Alsace devrait plutôt chercher à s’ancrer du côté de Plouescat, qui est de sa nation, plutôt que de Kehl, qui est à dix minutes à pied du centre de Strasbourg mais qui a le défaut de n’être pas vranzais. « La nation rhénane n’existe pas et n’a jamais existé », affirme notre intello. C’est vrai, on ne va quand même pas se mettre à fréquenter des régions qui ne sont pas des nations, sans blague. Le pompon : « « Pour une région résolument rhénane ? » (…) c’était aussi le rêve des nazis pendant la seconde guerre mondiale (la fameuse « Lotharingie » d’Himmler) ». Sans compter la non moins fameuse rigolade du lecteur. Un autre scandale épouvantable relevé par notre Champenois, amateur probable des bulles qui font la célébrité de sa région, c’est que les auteurs du rapport « ont auditionné des experts allemands et suisses » et ce… « alors que des millions de Français sont morts pour que l’Alsace redevienne française et le reste » ! Là, c’est la haute trahison et la Cour martiale, au moins. « Que l’Alsace ait des relations avec ses voisins allemands et suisses est normal », concède finalement ce géopoliticien avisé, « mais dans un cadre national ».

Rompez ! J’avais toujours soupçonné un quiproquo dans le vote FN des Alsaciens. Je crois que je viens de comprendre pourquoi.

Julien Jauffret